Entre mythe et réalité

Le "rendement" des échangeurs à plaques? 

Cet article fait suite à un article paru sur le  forum ECONOLOGIE à propos du rendement de 90% à 95% d'un échangeur à plaques.

Mon interrogation cache, en fait, une réalité que je m'efforce depuis plus de deux ans d'éclaircir.

Les échangeurs à plaques, type PAUL, annoncent des "rendements" de 90 à 95%. Or ces appareils sont installés, pour obtenir ces résultats, dans le volume chauffé des habitations à ventiler. Je me demande, dans ces conditions bien particulières d'installation et d'utilisation, quelle est la part d'énergie consommée pour le préchauffage de l'air entrant pris, en partie, sur la production de chaleur d'un système de chauffage indépendant ou non?

Tenir compte de cet aspect réel des choses m’apparait essentiel.

En effet je reviens sur l'exemple donné par un utilisateur de ce type de matériel écrivant sur le forum ECONOLOGIE.

En reprenant les données suivantes : captage air extérieur -4° / maison air intérieur 21° / air sortie bouche intérieure 19° / air sortie extérieure -1,4°. Selon la formule suivante (19°- (-4°)) / (21°-(-4°)) on obtient 92% de rendement ce qui est fort bien. Mais, à mon avis, l'air extérieur entrant effectivement dans l'échangeur est de 4° (comme indiqué dans le premier paragraphe du premier post de XXXX). Dans ce cas le rendement n'est plus que de (19°- 4°) / (21°-4°)= 88% ce qui est toujours fort bien.

Il est important, selon moi, pour bien appréhender les performances de l'échangeur, de connaitre la quantité d'énergie primaire nécessairement employée pour que l'air extérieur à -4° soit porté à 4° (bouche d'entrée air froid de l'échangeur). Or mes calculs et mon expérience "vieille" de plus de deux années me font penser que le local "non chauffé" devrait être, dans ce cas, quand même à 12°. Calcul rapide :
Delta [12°_ -4°] = 16 / 2 = 8 
soit  (-4°) + 8 = 4°  ou  12°- 8 = 4°

Maintenant imaginons l'échangeur en question à une température plus proche de l'air extérieur qui est de - 4° , par exemple 0° (qui peut correspondre à un local vraiment pas chauffé quand la température extérieure est de -4°)
Il est plus que probable que la "qualité" de l'échange de chaleur, à l'intérieur de cet échangeur, perdrait en "efficacité" 50% de la différence du préchauffage précédemment évoqué soit : (12°-0°)/2 =  6°. Les choses étant ce qu'elles sont en thermodynamique la répercussion ne manquerait pas de se faire sentir en sortie intérieur maison qui devrait avoisiner les 13° [19°-6°=13°] Là, les données seraient beaucoup plus conformes avec toutes les expériences connues.

Le rendement est alors bien plus réaliste :
(13°-(-4°))/(21°-(-4°))=68%     mais en fait     (13°-0°)/(21°-0°)=62%

La température de l'air (-1,4°) en sortie extérieure est, pour le moins, surprenante.

Selon mon analyse ci-dessus, il n'y a pas, à l'intérieur du caisson échangeur un endroit (ou une masse quelconque) permettant d'abaisser la température de l'air entrant qui, je le rappelle , est de 4° dans mon hypothèse. En effet, ne pénètrent dans ce caisson que les deux entrées suivantes : une entrée air chaud à 21° et une entrée air froid à 4°. Comment peut-on obtenir un air plus froid que la limite de 4°? Pour moi la sonde de contrôle doit se situer beaucoup plus proche de la sortie en toiture que de la sortie en périphérie de l'échangeur.

En forme de conclusion je lance une sorte d'appel : puisque les fabricants d'échangeurs à plaques semblent refuser de décrire dans le détail comment sont réalisés les tests de leurs échangeurs je souhaiterais avoir, de tous les utilisateurs d'échangeurs à plaques, les informations suivantes (emplacement, consommation, entretien, satisfaction, etc.) et, qu'ensemble, nous puissions, enfin, essayer de déterminer le vrai rendement des échangeurs de chaleur commerciaux.

MERCI de votre participation

SAMEDI  15 FEVRIER 2014

SAMEDI 25 janvier 2014

SAMEDI 15 octobre 2011

ANNÉE 2010 & 2011

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